La dimension cachée des images est au coeur actuellement de mon travail : notre positionnement par rapport à elles, le "lieu des images" que nous sommes face aux images qui nous envahissent, l’intime et le public, la sensation pelliculaire de la peinture.

Constituée principalement de séries, ma production plastique est caractérisée par les cycles, les ruptures et les transgressions, les circonvolutions et l’autobiographie cryptée.
Tabularasa et Préporn flamand, Argot plastique  et Théatre d’ombres, Vodou médiéval  et "Marmi finti", interrogations des esthétiques magiques, en particulier béninoises et haïtiennes, telles ont été jusqu’à présent quelques-unes des marques du territoire que j’explore, des avancées de l’image dans un univers multimédia.
Teintées d’un symbolisme cru ou d’une spiritualité décalée, ces séries usent d’un «zapping » iconique qui se joue, souvent avec dérision, des sensations du «regardeur».
 
L’utilisation d’un pseudonyme (BMZ/Bigmasterzoloft) m’a permis, sur près de vingt ans, d’aborder le travail sous l’axe d’un "marronage" artistique. Utilisant alternativement ou simultanément les installations éphémères, la peinture ou la création d’objets, je privilégie désormais le fixé sous verre(1), technique découverte lors d’un de mes projets en Afrique.
Puisant dans les réminiscences et les clins d’oeil à l’histoire de l’art mais aussi dans un "face-à-face" avec les images "déviantes" du web, collectées et archivées dans d’importantes banques d’images personnelles, j’y confronte, comme un arrêt sur image,
différents types iconiques issues de cultures populaires et/ou médiatisées tendant vers un démantèlement possible des limites.

 

(1) : La technique du fixé sous verre (ou peinture sous verre) consiste à peindre au verso d’une plaque de verre, à rebours et à l’envers, de façon à ce que l’image finale soit vue au recto.


Né en 1963 à Soissons
Vit et travaille à Nantes